Les bienfaits du venin d’abeille

abeille solitaire qui butine une fleur

Une médecine antique et universelle

Le venin d’abeille est connu et réputé pour ses effets douloureux sur l’organisme, voire ses conséquences mortelles. Cependant, ce dernier peut également avoir nombre de bienfaits pour celui-ci.
Le venin est sans doute le produit de la ruche le plus secret. Pourtant ses effets positifs sont connus depuis bien longtemps. Ainsi, dès l’Antiquité, on utilisait ce dernier pour venir à bout de certaines pathologies dans des pays comme la Chine ou la Grèce.
De même, le venin est une part intégrante de la pharmacologie traditionnelle des marabouts africains, et est utilisé par les apiculteurs guinéens pour se protéger du paludisme. L’on retrouve d’ailleurs cet usage dans d’autres pays victimes de cette maladie.

De fait, le venin d’abeille est utilisé fondamentalement de la même façon que lors de ses premiers usages. Il est principalement employé pour ses propriétés anti inflammatoires. Pour ce faire, on utilise ce dernier sous une forme lyophilisée par injection dans les points d’acupuncture par de très fines aiguilles.

Le venin d’abeille: des bienfaits polyvalents

Le venin d’abeilles est composé d’un mélange complexe d’amines biogènes, d’enzymes et de protéines. De tous les venins d’hyménoptères, il est le plus riche en composants.

Il dispose ainsi de propriétés anti-inflammatoires et analgésiques que l’on utilise pour soigner les arthrites, les rhumatismes et les douleurs musculosquelettiques. Certains de ses composés – comme la melittine, les kinines, et les phospholipases A et B – ont un effet sur la contraction des muscles lisses. Cela leur permet d’augmenter la perméabilité vasculaire. L’on y retrouve également de l’apamine, un neurotoxique qui agit sur le système nerveux. C’est pourquoi des travaux sont menés pour utiliser les composants du venin afin de trouver un remède pour la sclérose en plaques,une maladie du système nerveux central.

Des recherches sont également en cours afin de déceler d’éventuels effets positifs sur la maladie de Parkinson, la maladie de Lyme, voire même la destruction du virus du SIDA.