Les bienfaits du venin d’abeille

abeille solitaire qui butine une fleur

Le venin d’abeille poison ou médicament ?

Le venin d’abeille est réputé pour ses effets douloureux sur l’organisme, voire ses conséquences mortelles. Ce qui est moins connu, c’est qu’on l’utilise en apithérapie pour soigner certaines maladies.
Le venin est sans doute le produit de la ruche le plus secret. Pourtant ses effets positifs sont connus depuis bien longtemps. Ainsi, dès l’Antiquité, il était utilisé pour traiter des pathologies.
De même, le venin est une part intégrante de la pharmacologie traditionnelle des marabouts africains. Il est utilisé par les apiculteurs guinéens pour se protéger du paludisme. D’autres pays touchés par cette maladie l’utilisent également.

Aujourd’hui, le venin d’abeille est utilisé de la même façon. Il est principalement employé pour ses propriétés antiinflammatoires

Pour autant, il ne faut pas perdre de vue que le venin d’abeille est également un venin puissant, qu’on en peut pas utiliser à la légère. Près de 5% de la population est allergique, avec des risques mortels pour les personnes les plus  sensibles.

Quels des bienfaits du venin d’abeille ?

Le venin d’abeilles est composé d’un mélange complexe d’amines biogènes, d’enzymes et de protéines. De tous les venins d’hyménoptères, il est le plus riche en composants.

Il possède des propriétés antiinflammatoires et analgésiques que l’on utilise pour soigner les arthrites, les rhumatismes et les douleurs musculosquelettiques.
Certains de ses composés – comme la melittine, les kinines, et les phospholipases A et B – ont un effet sur la contraction des muscles lisses. Cela leur permet d’augmenter la perméabilité vasculaire.
L’apamine, également présente, est un neurotoxique qui agit sur le système nerveux. C’est pourquoi des travaux sont menés pour utiliser les composants du venin afin de trouver un remède pour la sclérose en plaques, une maladie du système nerveux central.

Beaucoup de recherches sont en cours afin de déceler d’éventuels effets positifs sur la maladie de Parkinson, la maladie de Lyme, voire même la destruction du virus du SIDA.