Enquête sur “le nouvel or jaune” : un ouvrage à charge sur le trafic des miels importés

remplissage d'un seau de miel

Une vision idyllique du miel mise à mal par l’enquête

On a tendance à voir le miel comme le fruit du travail d’abeilles infatigables, travailleuses et au service de l’Homme. On lui prête également beaucoup de vertus : pur et naturel, délicieux, bon pour la santé, un peu de soleil estival stocké dans ces gouttes sucrées … Le miel a quelque chose d’authentique. C’est un produit de proximité en symbiose avec la nature, loin des règles absurdes de la mondialisation. Les ruches colonisent même nos centres-villes, comme si les abeilles et le miel étaient partie intégrante de nos modes de vie.

Mais cette vision idyllique est mise à mal par le dernier ouvrage des journalistes François Roche et Béatrice Mathieu, “Le Miel – Enquête sur le nouvel or jaune”. En effet, ce livre d’investigation fait le portrait d’un miel devenu une simple “commodité”, comme l’on dit dans la jargon économique. Simple matière première sucrée comme parmi d’autres, le miel s’échange sur le marché mondial par baril de 300 kg, et n’a souvent plus grand chose à voir avec le produit d’origine.

Le marché du miel est dominé par l’Asie, et principalement la Chine

C’est principalement de Chine que proviennent les miels disponibles sur le marché international. En effet, avec 500 000 tonnes produites , soit plus de 50% du miel importé, la Chine est devenue en 15 ans le premier producteur de miel au monde. Cette situation lui permet d’ailleurs de casser les prix. Le reste du marché se partage entre l’Union Européenne (260 000 tonnes), la Turquie, l’Argentine, l’Ukraine, la Russie, l’Inde, le Mexique, les États-Unis et l’Éthiopie. Un commerce qui se conduit à une échelle monstrueuse, et dont l’un des points de concentration est le port de Hambourg.

Toujours selon l’ouvrage, le miel est principalement vendu sur les circuits longs. Ainsi, en 2014, 73% du miel vendu en France l’a été en passant par de tels circuits, dont 56% dans les grandes surfaces. De plus, sur les 40 000 tonnes consommées, un quart seulement a été produit dans l’Hexagone. Pire, sur les 9 550 tonnes écoulées, presque la moitié seraient en réalité des miels importés.

Les miels 1ers prix de nos grandes surfaces, sont trafiqués et édulcorés

Mais ce n’est pas tout. Le livre met aussi en avant un décalage important entre les exportations des miels asiatiques et l’accroissement du cheptel. Les ventes ont progressé de 200% entre 2007 et 2015, alors que l’augmentation du nombre de ruches n’est que de 13 % seulement sur cette même période. Cette contradiction se retrouve également à l’échelle mondiale. Ainsi,1,9 millions de tonnes de miel ont été produites en 2015, soit une augmentation de 60% sur quinze ans, alors que le nombre de ruches supplémentaires sur la même période est bien plus faible.

Pourquoi de tels écarts ? Il paraît évident que bon nombre de ces miels sont loin d’être aussi purs que leurs producteurs le prétendent. Édulcoration par incorporation de sucre ou d’eau, chauffage à des températures excessives pour qu’ils conservent un aspect liquide, élaboration par synthèse de glucose et de fructose, ajouts de colorants, d’additifs et de pollens… Les moyens sont nombreux pour tromper le consommateur.

Les auteurs mettent en avant la multiplication des circuits commerciaux opaques, profitant des nombreuses difficultés rencontrées en terme de traçabilité. Ainsi, en 2013, une enquête de la DGCCRF sur 138 miels « premier prix » a prouvé que seuls 69 d’entre eux respectaient la réglementation.

Le regards des apiculteurs de Miel-Direct

Il nous semblait de plus en plus évident que les miels 1ers prix distribués en grandes surfaces ne pouvaient pas provenir uniquement du butinage des abeilles. D’une façon ou d’une autre, il fallait qu’il y ait incorporation de sirops sucrés,

  • soit mis à disposition des abeilles pour qu’elles le stockent dans les cadres avant extraction,
  • soit après récolte du miel,

Le plus choquant, c’est la revente de ces miels par des collègues apiculteurs peu scrupuleux. Le constat de fraude touche également la gelée royale, comme le montre l’enquête du Journal Capital sur M6.

C’est précisément en réaction à ces comportements qu’est né le projet du site Miel-Direct.

  • Un site où les apiculteurs sont avant tout des producteurs et où la gestion commerciale est déléguée à des personnes plus disponibles et plus compétentes que nous !
  • Une boutique en ligne sans intermédiaire, en vente directe producteurs,
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