La disparition des insectes pollinisateurs causerait un désastre agricole

la pollinisation des fleurs par les insectes

Le Lot-et-Garonne dispose de 7200 exploitations agricoles et son chiffre d’affaire annuel est de 720 millions d’euros. Pourtant, selon une étude du Ministère de l’Environnement sur les effets de la menace qui pèse sur les insectes pollinisateurs, celui-ci pourrait devoir affronter une crise agricole majeure. En effet, le département pourrait faire face à une forte vulnérabilité de la pollinisation des arbres fruitiers. Cette vulnérabilité causerait alors une perte de 20% de la production agricole. Cette perte s’expliquerait par la disparition des insectes pollinisateurs, dont les abeilles, dont notre agriculture est fortement dépendante.

L’impact de la pollinisation

Les insectes pollinisateurs sont responsables de la majeure partie des échanges nécessaires à la fécondation des plantes. Or, cet impact majeur se retrouve dans notre agriculture. En effet, 72% de la production destinée à l’alimentation humaine dépend de la pollinisation.

Selon un rapport du Ministère de l’Environnement, le gain économique de la pollinisation se situe entre 2 et 5 milliards d’euros par an en France. De plus, ce chiffre ne correspond qu’aux effets directs de la pollinisation. En effet, le rapport ne détermine pas les coûts hors-production agricole. Il faudrait aussi quantifier le maintien de la diversité des paysages, la contribution à une alimentation variée ou la maîtrise des coûts de l’alimentation.

Il ne s’agit donc pas d’une simple pratique naturelle anecdotique. La pollinisation est bel et bien un facteur déterminant pour la production agricole et donc, pour notre alimentation.

Les insectes pollinisateurs menacés

Malheureusement, les deux principales espèces à l’origine de cette pratique sont aujourd’hui menacées. Il s’agit des abeilles et des bourdons. En effet, les colonies disparaissent en raison des pesticides, des virus, des champignons, de la monoculture intensive, ou encore de prédateurs comme le frelon asiatique.

Or, les effets de la disparition des pollinisateurs seraient catastrophiques. Sans pollinisation, pas de café, de chocolat, de noix, de fruits, de semences etc… Grâce aux alertes lancées par les scientifiques, les professionnels du secteur et les organisations, il semble qu’il y ait une prise de conscience de l’urgence de la situation. De plus en plus d’actions sont menées en faveur des pollinisateurs. En effet, afin de combattre leur déclin, nombre d’apiculteurs ont commencé à élever des essaims pour remplacer ces colonies décimées. De même, nombre de villes consacrent des carrés de verdure à l’éclosion de fleurs sauvages. Enfin, les ingénieurs agronomes mettent en avant certains gestes qui favoriseraient la présence des pollinisateurs dans nos champs.

Que peuvent faire les particuliers ? Il est important de privilégier les insecticides naturels, de réinstaller les prédateurs des parasites et de planter des fleurs sauvages.

Pour aller plus loin : lire notre article « 4 gestes faciles pour contribuer à la sauvegarde les abeilles« .


Article mis à jour le 03/02/2018 par Sophie Fruleux.